mercredi 29 avril 2009

Drugs and destruction.


« L'héro c'est vraiment le produit de la destruction, c'est la rue. Avec l'héro, on n'a ni froid, ni faim, ni désir d'amour, on supporte mieux la misère morale. L'héro t'enferme en toi-même, te replie, t'accroche, alors que la coke donne l'impression d'une ouverture d'esprit, d'une sexualité extravertie, pas vraiment comme l'alcool qui qui provoque une distortion de la réalité. Le shoot à l'héro provoque une émotion destructrice l'illusion chimique d'une "illumination" interne, un flash qui donne la sensation éphémère et mensongère d'un soulagement passif. Comme si notre prison intérieure s'assouplissait un bref instant pour réapparaître aussitôt plus douloureuse, plus rigide, plus oppressante. Il ne se passe rien de plus qu'un soulagement passif. On est dans une espèce de coton amorphe, fracassé. »

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